voyages

Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /Mai /2008 18:08
Cher tout le monde,

Je suis partie il y a deux semaines, pour un petit voyage personnel, qui me tenait à coeur, seule, puisque les amis travaillaient, seule par choix aussi, même si ça peut sembler étrange. J'ai, au cours de ce voyage écrit plusieurs petits textes qui le décrivent. Ce sont ces textes que je vous recopie et un peu de mes souvenirs en guise de transition, qui serviront à vous raconter mes trois jours, avec en sus les photos prises dans ces lieux de nature grandiose qui vous donne l'impression d'avoir atteint un petit coin du bout du monde.

- Premier texte.

" Un mardi matin de mai, je pars seule vers un paysage.
La gare d'autobus de Ste Foy, ce mardi matin de mai, a des allures d'espace vide. Non pas qu'il n'y ait tout à fait personne.
Non, il y a la vieille dame au manteau vert fluo qui remet ses bas, au fond sur les bancs noirs; il y a ce couple âgé, installé sur les sièges en rang d'oignons, madame plongée dans son livre et monsieur fixant le vide sans le voir; il y a miss Bimbo, son horrible ceinture à brillant et son magazine pour adolescente, occupée à machouiller son chewing-gum; et puis le couple à côté de moi, typé hispanophone et discutant pourtant dans un anglais à l'accent bizarre.
Le silence règne, on l'entend à merveille. Le troublent parfois des bribes de conversation, une valise posée sur le sol, un raclement de gorge, la voix du guichetier à la billeterie ou la caisse enregistreuse de la tabagie.
Elle est en face de moi, cette boutique, avec sa devanture en pyramide de livre à vendre - que des best-sellers et ce genre de roman à l'eau de rose qu'on retrouve toujours dans ce genre de boutique. Le restaurant à côté est vide, le barman nettoie les vitres des portes d'entrée à grand renfort de spray désinfectant à l'odeur de citron.
J'observe ce petit monde du coin de l'oeil, peut-être pas si discrètement que cela, mais qu'importe. Il n'y a vraiment rien d'autre à faire à la gare de Ste Foy un mardi matin de mai quand il n'y a que du vide autour. Cela m'amuse, ce genre de chose, cela fait parti du côté amusant de ses lieux de passages et d'éphémérité.  Ils appartiennent au décor, ils font partis de la vacuité même du lieu, de sa vie à ce moment précis d'attente... D'attente avant l'ailleurs où elle conduit nécessairement... J'en suis de même, moi, assise là, à gratter mon papier.
8h40, l'appel pour mon autobus, pour mon ailleurs, résonne dans les hauts-parleurs, troublant le vide monotone pour quelques instants par un mouvement lent de quelques personnes - on ne dira pas de foule - vers l'extérieur et le quai n°1. Je me lève, emporte mes sacs et franchis les portes automatiques, essayant encore de saisir la réalité de l'instant, celle qui ne cesse de m'échapper depuis que j'ai pris cette décision de partir seule. Il est étrange, terriblement étrange de me retrouver là, à suivre mes choix, à rendre une envie, un petit rêve, réel, vrai... Etrange et pourtant guère désagréable, bien au contraire. J'ai au coeur comme un rien de fierté, cette appréhension bizarre qui ressemble au stress qu'on ressent juste avant de monter sur scène au théâtre, et l'excitation des voyages, tous mêlés les uns aux autres...
Parce que ce voyage-là est définitivement différent de tous les autres effectués cette année. Je ne vais pas vers les villes, je vais vers un coin du bout du monde. Je n'y cherche pas les rires, les plaisirs ni les découvertes extraordinaires des voyages fait en groupe, ensemble avec les amis. Non. J'y cherche un peu de paix, et de l'émerveillement. Je cherche un paysage.

Le bus est plus vide encore que la gare. Mais c'est une autre sorte de vide, un vide confortable, tranquille. ici, les fauteuils tout autour me cache et m'invente un espace personnel. Je remplis mon vide.
Vide qui ne dure hélas que le temps de rejoindre la gare de Québec... là, l'espace se remplit, se brouillonne. Femmes, hommes, tous soit jeunes, de profil étudiant, soit vieux, de profil retraité, s'installent autour de moi en bavardant gaiement. Et ça parle une langue qui m'est inconnue... peu importe. Je me laisse bercer par le rythme de la route..."

Et sur la route, les paysages défilent...





On a l'impression de quitter un monde pour entrer dans un autre monde, plus sauvage, différent, vers ces lieux que je recherche. Et voir défiler sous mes yeux ces sapins, ces collines, ces villages perdus au milieu de nulle part, pousser là au hasard, comme une herbe folle, fabrique cet autre monde, cette authenticité des grand voyages, ce côté d'aventures.

 

Lors de la pause déjeuner le bus s’arrête dans un endroit appelé Saint Siméon, c’est là que je vais adresser la parole au premier personnage de mon voyage, Serge, originaire de sept îles. Les paysages n’ont pas le même sens pour lui, les sapins, il les a vu des dizaines de fois, il ne les voit plus, ils n’ont pas ce sens que je leur donne. Comme les baleines pour les pêcheurs de Tadoussac. Ordinaire, normale, là depuis toujours, appartenant au paysage.

Notre ordinaire est relatif. Serge ne voyait pas les paysage que moi je voyais avec mon œil de naïf, de touriste. Je n’aime pas trop utiliser le mot touriste pour ce voyage. Je lui préfère le mot voyageur.

Sept îles, selon Serge, c’est un endroit à voir… Un véritable endroit perdu. Loin sur la côte nord. Oui, ce serait un voyage à faire, remonter le long du fleuve vers l’océan. J’y avais pensé… mais Sept îles est un peu loin pour trois jours.

La route se poursuit, quelques heures, et vers 14h, j’arrive à Tadoussac. Et ce qu’il  a de fort appréciable pour moi, c’est que le bus s’arrête face à mon auberge de jeunesse. Elle s’appelle La Maison à Majorique. C’est une espèce de grande maison familiale. Les chambres sont à l’étage, un salon nous accueille en bas, une bibliothèque est à disposition, et tout le monde peut s’affairer dans la cuisine. Le lieu est convivial, jeune, chaleureux. Il a quelque chose de cet authentique que je recherche, de par les gens qui y vivent le temps d’un séjour, de par l’ambiance, cette musique qui passe, ce petit bar…La fille qui me reçoit a les cheveux roses, de nombreux piercing et un air sympathique. On se serait cru dans une fiction américaine.

Me voilà accueilli là, dans un endroit où on se sentirait un ami de passage.

La déco est très sympa, et quelque chose sur le mur me fait dire que j’ai choisi le bon endroit. Ce quelque chose le comprendront ceux qui savent ce que veut dire « Légende personnelle ». C’est cette petite phrase sur un mur, un clin d’œil à Coelho et à tous les alchimistes qui me fait dire que je suis au bon endroit pour ce que je cherche à faire, ce que j’ai envie de vivre et d’accomplir pendant cette solitude.


- deuxième texte

« Dans ma solitude, ce lieu est une immensité. Un coin de bout du monde qui, bien qu’à demi sauvage seulement, ressemble à ces endroits où ni le temps ni le reste n’a d’importance. Le bruit de l’eau, le vent léger, le soleil, l’espace, ce presque désert autour résonnent à l’envie d’une sérénité douce. Une tranquillité qu’on dirait immuable, que rien ne trouble, pas même les bateaux qui passent au loin sur le Saint-Laurent, où le traversier sur le Fjord, dont les sirènes et les moteurs font parti de ce bruit de fond ambiant, si bien qu’on les oublie, pour n’entendre que cette plénitude, cette réalité… moi toute petite et l’immensité.

C’est un de ses endroits où l’on respire, où l’on s’écoute respirer. Un de ses lieux où rien n’est à dire, puisque tout parle pour soi. On saurait rester des heures, longues et invisibles, à écouter l’eau clapoter sur les rochers grisâtres, usés par le temps, l’eau, la vie, à sentir le vent qui les balaye, à fermer les yeux et les rouvrir encore.

Les couleurs s’y mélangent, les bleus du ciel, les bleus de l’eau, les verts tendres de la végétation, les verts noirs des sapins sur les collines de l’autre rive, le scintillement du soleil tout  autour, les gris de la roche… et il n’y a presque personne là, cet après-midi. Et ceux qui sont là restent silencieux. Admiratifs… dans une bulle d’émerveillement, peut-être bien. »

 






5/7 heures, moi qui pensais manger seule, je mange avec les gens qui sont là à l’auberge, dans une atmosphère un peu bizarre, toujours avec cette impression d’être un ami de passage et de faire des connaissances. Beaucoup de français, quelques québécois, heureusement, dont Jojo, l’institution de l’endroit, qui raconte des histoires et se moque gentiment des français. Je discute autour de moi avec tout ce monde, je les écoute me raconter le pourquoi de leur voyage, c’est LA chose qu’on a tous en commun ici. C’est drôle, avec tous ces personnages différents, on pourrait écrire un Agatha Christie dans ce décor.

Ce sont des lieux qui racontent des choses. Ce genre de sentiment, on l’a quand on voyage seule. On est dans la position du spectateur, position délectable. On se sent comme, le narrateur d’une histoire, c’est quelque chose qui se ressent, une impression d’être attentif à tout ce qu’il se passe autour de soi.

Les gens parlent, discutent, se rencontrent, évoquent leurs expériences de voyage, l’instant se vit tranquillement. La nuit commence à tomber, je repars seule vers les endroits découverts dans la journée, je vais à la quête des baleines mais je ne les verrais pas ce soir là. J’ai juste marché le long de la plage, de nouveau sur les rochers, et à défaut de Baleine, j’ai vu quelques étoiles.


 

Le lendemain, matinale, je me lève à 7h, je prends un petit-déjeuner simple, œufs, tartines grillées. Me voilà repartie à crapahuter sur les routes, je pars pour les sommets, embrasser les paysages d’en haut, me sentir l’aigle au dessus de tout cela. Toujours un peu avec cet esprit d’aventurier, avec l’imagination qu’on a quand on est une petite fille qui s’invente une aventure, dans l’esprit du «  on dirait que je serais ceci »… Je monte, je crapahute, je joue les cabris… Et me voilà sur les hauteurs au-dessus de Tadoussac, à embrasser cette vue absolument splendide, grandiose.


- troisième texte. 

« Le temps s’arrête ici, mes pensées aussi. Le paysage autour prend trop de place. Le soleil frappe fort ce matin en haut du sentier de l’Anse à l’eau, un petit chemin aménagé qui monte vers les hauteurs. La récompense vaut l’effort, la vue sur la baie est magistrale. L’eau scintille, droit devant, m’entoure de toute part. Là à l’est, la baie, paisible, où l’eau presque calme sert de miroir au relief et à la verdure qui l’entoure. Au fond, paysage constant, les eaux bleues du froid Saint-Laurent paraîtrait un océan, si ce n’était l’autre rive qu’on aperçoit – longue bande noire inégale à l’horizon. Et, derrière moi, le fjord du Saguenay, profondément bleu, plus sombre encore que le fleuve, presque plus agité. Les eaux se strient des sillons des bateaux, des mouvements du courant, se laissent parsemer de milliers de petites étoiles par les rayons du soleil. L’air est doux, quoique le soleil chauffe et m’éblouit.

Les sapins et autres arbres à épines cernent la baie – ou sont cernés par elle, qui sait ? – s’étalent sur les roches grises d’où je les observe. Le chemin s’escarpe, se tord entre leurs branches et joue à cache-cache avec l’eau tout autour où se sont les baleines qui jouent à cache-cache avec les touristes.

On entend au loin, encore, le bruit des bateaux, comme un arrière-fond constant qui ne se tait que la nuit, et les oiseaux pépient une autre mélodie permanente. La matinée est belle et je me sentirais presque dans un coin au bord de la mer au soleil en été, si ce n’était le vent un peu frais et les sapins.

Ce paysage est unique, magique, différent, incomparable. Chaque lieu a sa propre aura. Je n’aime pas dire, « cela me rappelle ceci », c’est enlever toute son identité à un endroit. Et un endroit comme celui-ci mérite qu’on lui accorde un ressenti propre.

La solitude me ramène peut-être à une partie de moi que les derniers jours m’ont fait mettre de côté. Je ne sais dire comment je me sens réellement. Ces derniers jours ont été trop pleins d’émotions lourdes, contenues. Beaucoup d’agacement, d’envie de tout lâcher. Ce que j’ai fait. Ces vacances de trois jours, c’est la quête d’une pause pour mieux repartir. Trouver l’énergie nécessaire pour faire les papiers, ranger les affaires, se remettre dans un esprit de travail pour préparer mon stage… Me plonger dans une activité pour éviter de sombrer dans l’apathie du «  je ne sais pas par où commencer », si fréquent lorsque la fin des cours nous désoriente. Trouver ce que je veux, où je vais… je ne le ferais pas en trois jours. Mais la solitude me ramène à mes certitudes. J’ai toujours des buts à atteindre et des envies à poursuivre. »

 



Le voyage vers Jonquière suit la route du Fjord, c’est quelque chose qu’il faudrait faire en voiture pour pouvoir s’arrêter au niveau de tous ces petits coins qu’on croise et qui ont l’air complètement perdu au milieu de nulle part, entre des forêts de sapins, d’arbres à épines, et de tas de petits lac entre deux. Ce paysage, c’est du vert et de l’eau. Et de temps en temps des maisons de bûcherons, si on veut rester au cœur d’un mythe. J’ai dormi un temps le long de la route. C’est beau, très beau, je regrette de voyager en bus et non en voiture, parce qu’il y a des endroits où il fallait s’arrêter. Sainte Rose du Nord, petit village perdu au milieu de nulle part, champignon au bord de l’eau, par exemple… le Fjord est magnifique, dans ses eaux très profondes, d’un bleu difficile à décrire. Le mélange entre ce bleu profond, ce vert, c’est un tableau vivant, des paysages grandioses, c’est cela qui émerveille, la grandeur. Canada pays des grands espaces… ici, ce ne sont pas forcément des grands espaces, ce sont des espaces vides. Pas tout à fait désert parce qu’il y a des hommes, mais ce sont des villages, de la campagne. J’ai du mal à décrire ce que je ressens face à ce genre de lieu, qui respire, qui possède comme une âme. On sent toute l’idée des légendes indiennes, et je suis sûre que si on les raconte dans ces endroits, elles prennent toutes leurs dimensions ; celles d’une nature vivante, d’une nature qui a comme des histoires à raconter à l’oreille.

C’est ma vision des choses, bien sûr, d’autres le verraient différemment. C’est de l’émerveillement, rien d’autre que de l’émerveillement naïf, presque enfantin. L’impression de découvrir le monde sans avoir de mots à mettre dessus.

Ces paysages on les aperçoit sur une portion de la route le long du fjord Saguenay. Ce sont des paysages qu’on a envie de garder captif dans son imaginaire comme un mélange de ce que la réalité a vu et de ce que l’imagination en a fait ensuite. Des paysages qu’on a envie de revoir malgré tout pour s’assurer qu’ils existent bel et bien. Des lieux on a envie de s’arrêter pour pouvoir les ressentir plus en profondeur.

Chicoutimi c’est tout à fait autre chose. J’ai moins apprécié Chicoutimi, c’est une ville industrielle, avec son histoire de ville, et je ne cherchais pas des villes, je cherchais des morceaux de nature, des bouts de calme, et un émerveillement face à quelque chose qui m’échappe. De Chicoutimi ce que je retiens surtout, ce n’est pas ce que j’ai vu de la ville, c’est une ville à l’américaine, ce qui m’intéresse surtout, ce sont les gens, les rencontres. Chicoutimi/ Jonquière, c’est l’auberge de jeunesse qui reste le souvenir marquant de mon passage. Ce sont les gens que je retiens. Auberge où encore une fois je me sens reçue comme une amie de passage. Et j’ai comme l’impression, alors, d’appartenir à cette caste des voyageurs.

Je suis arrivée avec quatre jeunes de Lyon, qui m’ont invité à partager leur repas au soir, et je suis repartie avec quatre femmes d’un certain âge et pourtant très dynamiques. Toutes en cheveux blancs et en énergie. Extrêmement gentilles, elles m’ont déposé à la gare d’autobus. J’aurais même fait le voyage jusqu’à Québec avec elles tellement ç’avait été agréable de prendre mon petit déjeuner avec ces quatre copines.


- Quatrième texte. 

« Tout se partage, il fait bon d’être là autour de ce feu de camp à parler cinéma, hockey, Québec… Ici, ce n’est pas la ville, ce n’est pas le lieu qui me marque, mais les rencontres. Ce genre d’ambiance authentique où l’important n’est pas tant ce que l’on dit, ce qu’on est, que le partage du moment présent. J’ai été invitée par les quatre lyonnais à partager un barbecue, les discussions sont tranquilles, l’atmosphère est plaisante. J’écoute beaucoup, j’observe attentivement, je me laisse porter, en spectatrice, en narrateur. Ils sont là en vacances, rendant visite à l’un d’entre eux qui travaille sur Montréal depuis Mars. Il y a deux frères, chauffeurs routiers tous deux, ils doivent avoir le même âge que Julie ou Yann. Un couple suisse est présent aussi, avec leur petite fille d’un ou deux ans… j’évalue moins bien l’âge des enfants. Et puis il y a les propriétaires de l’auberge de jeunesse. Elle, étrangère, a un petit accent d’Europe de l’est. Lui est québécois. Ils s’installent avec nous autour du feu de camp et nous parle un peu de la région, des endroits à voir, des endroits qu’ils ont vu… La nuit est tranquille… On se sent sur la route, voyageur, encore. »

 - Cinquième texte.

« Chicoutimi sous la pluie, j’ai choisi de le prendre avec le sourire, de faire un petit tour de ¾ d’heure en chantonnant avant de rejoindre la gare d’autobus où je prend un petit repas dans un snack sympathique. Ça parle québécois autour de moi, fond musical KT Tunstall, dîner au bar sur un tabouret rond, comme dans les films américains. Je suis partie ce matin de l’Auberge de Jeunesse avec les quatre copines françaises aux cheveux blancs. On s’est entassé dans la voiture et j’aurais presque fait toute la route jusqu’à Québec avec elles.

Mon voyage se rapproche de sa fin. Je n’aime pas les bilans de fin de voyage… les conclusions, c’est toujours ce qui me donne le plus de mal. Il n’est pas une minute que je n’ai pleinement vécue, l’importance de ce petit tour au Québec est là entière. Dans les paysages et dans les rencontres. L’important… au fond, tout est important et « rien n’a d’importance » comme dirait Hobb. J’avance, je vis, je passe et je m’en vais. J’ai joué à être un courant d’air. Une poussière qui virevolte d’un point à l’autre, qui va et ne revient pas, pas tout de suite. J’ai aimé chaque seconde, même celles de doutes, même celles d’angoisse, et toutes celles de solitude autant que celles de communauté. C’est exactement ce que je voulais faire. Aller sans réfléchir. C’est ça qui vaut la peine, qui a des ailes, en crée. Et ça m’a fait du bien. Cela m’a sortir de cette état mélancolique dans lequel les au revoirs m’avaient un peu plongé. J’ai envie de revoir Québec, j’y reviens avec le sourire. Un vrai sourire.

Dans le snack, c’est comme si tout le monde se connaissait. J’ai eu cette impression partout pendant mon petit voyage. Cela aussi donne le sourire.

Ces endroits de passage, ce sont mes préférés. Parce que leur essence est faite d’éphémérité, d’histoires multiples qui se croisent, se recroisent, s’effacent, s’oublient, ne restent que dans les mémoires de ceux qui échangent sous la forme de souvenirs imprécis d’un moment d’une vie. C’est à cela que les attentes ressemblent, à des portraits mouvants d’histoires vraies aux allures de romans de gare.

Ces lieux et leurs richesses s’accumulent dans ma mémoire. Tous. Je ne sais pas quand ni comment, mais ces instants existeront de nouveau, ailleurs, sous d’autres formes.

J’ai de multiples choses à raconter. »


A bientôt,


A.

Par Aurore - Publié dans : voyages
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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /Mai /2008 17:06
Cher tout le monde,

Peut-on faire une fin de semaine entre amis à dix ?
Oui on peut. Et à Montréal en plus. Pile la fin de semaine où le Canadien se fait sortir par les Flyers de la course à la coupe Stanley. Et c'était même pas fait exprès. On s'en est rendu compte après, dans les conversations, d'un coup.
" Hé, tu sais que c'est le match Flyers/ Canadien samedi ?
- Ah mince !!!
- ouais, on évitera juste le centre Bell !"

Samedi 3 mai, nous voilà donc en route par autobus pour LA ville la plus connue du Québec très certainement ( demandez autour de vous et voyez le résultat, certains ne savent même pas qu'une ville s'appelle "Québec"!)
avec :

Sandra qui se la joue star dès le départ

Floriane, qui se la joue très star aussi mais c'est normal, elle a failli travailler pour Mariah ( petit délire perso, oups!)

Henri, qui lui se la joue " t'es tannante avec tes photos"

Géraldine dans son manteau rouge de star aussi

Ingrid ( oh t'es loin !) qui ne survivra pas sans Simons l'an prochain.

Pierre-Emmanuel, et Yann que je n'ai pas en photo individuel, il exagère !

Damien, qui fuit les appareils photos mais s'est fait avoir quand même ! (ok, s'est laissé avoir quand même... j'en ai une autre où tu joues ta star aussi, hein, monsieur j'ai ma statue dans le parc du Mont Royal ! )

Et Kieran (prononcez-le à l'anglaise, c'est notre petit australien), qui pose ici avec Henri, et que je n'ai pas en photo individuelle non plus ( ben alors ? ça va pas ça !). Lui nous a rejoint un peu plus tard, il était déjà sur Montréal.

ah évidemment, il manque votre star personnelle, moi-même, me voici :
Et je fais ma star aussi, avec le super sac Marron prêté par Géraldine...

Le voyage de trois heures de Québec à Montréal est assez "plate"... Monotone, long... d'autant que le temps n'est pas avec nous. Mais, ça n'a pas vraiment une grande importance, tant qu'il ne pleut pas, et si on n'a pas le soleil, on l'invente avec de la bonne humeur ( hein les Ch'timis, on fait ça bien chez nous !) Il n'empêche... le paysage sur la route fait assez Nord- Pas-de- Calais quand même...

Arrivés à Montréal, notre premier réflexe est le repérage : direction le métro, où le guichetier s'est bien amusé avec notre petit groupe et nos hésitations entre l'achat d'un pass une journée ou trois, selon ce qui nous reviendrait le moins cher... Il nous a même offert plusieurs cartes du métro Montréalais du coup!  Ah ces québécois ! ( dit-elle avec beaucoup d'affection dans la voix !)
On commence notre visite de la ville avec la rue Sainte Catherine, magasin d'un côté... quartier un peu plus chaud la nuit. Au passage, en faisant quelques détours dans le quartier, on tombe par hasard sur un morceau de l'université Mac Gill, l'une des plus prestigieuses au Canada.



Montréal, à l'instar de Toronto, New-York, c'est un mélange étrange d'architectures récentes, de buildings énormes, et d'architectures plus anciennes... Mais le sentiment que la ville me laisse est encore différent de New-York ou de Toronto. Montréal, c'est une ville cosmopolite, bilingue, on y entend autant parler français qu'anglais selon les quartiers dans lesquels on se trouve, selon les rues que l'on traverse ( la rue Crescent par exemple, au nom fort  anglophone, croise la rue Sainte-Catherine...), on y trouve des tas de petits restaurants, de grands magasins. Montréal c'est une ville qui bouge, qui vit à un rythme accéléré comparé à la tranquille ville de Québec! 
La rivalité entre les deux villes est légendaire, et le contraste entre les deux est bien réel. Mais chacune à son charme, à sa manière. Ce sont réellement deux atmosphères différentes. Et les deux me plaisent beaucoup. J'aurais apprécié, je crois, une année à Montréal, autant qu'une année à Québec, même si différemment!


La rue Crescent, avec des drapeaux des Canadiens ! Go Habs, go ! ( oui ils ont perdu, on sait mais quand même...)


Après le dîner (repas du midi mais tout le monde s'est mis au québécois depuis le temps non ?), direction le vieux Montréal où se trouve notre auberge de jeunesse ! La réceptionniste s'étonne d'ailleurs de notre petit groupe de dix. C'est vrai que nous ne sommes pas banals ! A nous tous, on représente facilement les quatre coins de la France, le Sud avec Damien, Flo, Ingrid, l'Est avec Sandra, l'Ouest avec PE et Yann et le Nord avec Géraldine et moi ! Ce sont égarés un Québécois et un Australien dans nos calculs... Mais on les aime bien tous les deux, donc ça va, c'est correc' !
Les dortoirs de l'auberge dans lesquels nous allons passé la nuit sont aménagés dans une ancienne grange. Le côté un peu intimiste des lieux le rend sympathique pour un dortoir! On a chacun sa cage de lapin pour dormir !

Voilà, Damien dans son coin, voyez les panneaux en bois ? tout les lits en étaient entourés, d'où le côté "chacun son petit coin tranquille", bien que nous soyons dans un dortoir.


  L'arrivée dans le vieux Montréal

Une vue sur Montréal. En fait, vous prenez la photo précédente, c'est ce qu'on avait à gauche, et celle-ci, ce qu'on avait à droite, juste en sortant du métro et en se dirigeant vers notre auberge.


Après avoir déposés nos bagages à l'auberge, nous voilà parti en excursion dans le vieux Montréal avec Damien, très inspiré par le guide du routard, pour guide.


Un Squirell à Montréal !!!

Au bout de la rue, notre auberge !

La place Jacques Cartier.

Le marché Bonsecours, autrefois centre commercial des gens pas très riches, c'est aujourd'hui un repaire de boutiques plus ou moins chics... (d'après ce qu'on m'a dit en tout cas)

petite rue du vieux Montréal



voilà, la petite troupe, photo presque prise au naturel ! J'adore ! on fait vraiment petite troupe là ! Damien, comme d'hab, est plongé dans le routard, Ingrid pose, Géraldine esquisse un sourire, Flo fait la star, Sandra est morte de rire, Henri évite l'objectif, PE tourne la tête au mauvais moment et Yann se plie au jeu ! Vous êtes bons la gang, vous êtes bon !

Une vue sur Montréal depuis le port.

Le vieux Montréal, c'est un peu un îlot de tranquillité dans la grande ville qui bouge, encore que la place Cartier est bien animée aussi. Mais c'est sans doute le morceau de Montréal qui ressemble le plus à la ville de Québec. Un autre îlot de tranquillité, c'est ce gros morceau de nature qu'est le parc du Mont royal. C'est notre destination suivante. Entre temps, Flo, Ingrid et Géraldine nous ont lâchement abandonné pour filer faire les boutiques dans l'immense magasin Simons et l'autre immense magasin "les Ailes de la mode" de Montréal. On a les même à Québec, mais en version plus modeste. La moitié de notre groupe se composant de gars, on n'allait pas les traîner dans les magasins... on a du coeur, nous les filles, on pense à ces pauvres messieurs qui ne supportent pas forcément les exclamations toutes joyeuses d'une fille qui vient de trouver la robe de ses rêves. Donc, on a laissé les trois demoiselles faire bande à part et avec Sandra et les garçons, on part retrouver Kieran avenue du Mont Royal avant de partir vers le parc.
C'est sur cette avenue qu'on a un aperçu de l'idée selon laquelle Montréal c'est vivant. petit concert de Djembé sur la place à l'arrêt de métro, mouvement de foule, la bonne humeur est décidément dans l'air, le sourire flotte sur nos lèvres... fin de semaine qui se déroule pour le mieux jusqu'à présent.

  Et même les Bus supportent les Canadiens !!!

 Arrivés au Mont Royal, petite balade en forêt ! oui oui, en forêt ! et on va d'ailleurs croiser plein de mister squirell !
Le Mont Royal, c'est un énorme poumon de verdure, la nature surplombant la ville ! Et le point de vue est assez sympathique.

Voilà Montréal !


Et voilà nous à Montréal, moins PE qui prend la photo, moins les trois filles qui font du magasinage !


Plus tard, nous retrouverons les miss à l'arrêt de métro, rien qu'avec une demie heure de retard. ( mais, étant donné que Flo avait décidé que tout ce qui arrrivait ce week-end était de ma faute, on n'a blamé personne... c'était la faute d'Aurore, point... Heureusement, j'avais Géraldine et Ingrid pour me défendre face à Flo !)
19h, nous voici en route, sur la suggestion de Géraldine et les trouvailles de notre stroumph guide - Damien aidé du routard ! - pour un bon petit resto chinois, buffet à volonté ! Je vous laisse imaginer les assiettes de fous que se sont servis certains ( on ne les citera pas... hein Damien ? hein PE à côté ? si si je t'ai vu !)
Et je ne vous parle même pas des assiettes de dessert...
Voilà... l'assiette de dessert que Damien n'a pas su finir, finalement... mais il ne faut pas le dire trop fort... chuuut.

Après le resto, nous voyons les Canadiens perdre leur match dans un petit café... (Carey !!! qu'as-tu fait ??? pourquoi tu ne les as pas arrêté ces buts dans les dernières minutes du jeu ? On t'en veut!!!)
Et on poursuit notre tour de ville de nuit, et c'est beauuuuuuuuuuu !


La cathédrale de nuit !



Une vue depuis le port la nuit, c'est le marché Bonsecours qu'on aperçoit illuminé en rose.

De là, retour tranquille à l'auberge, il est à peu près 23h. Certains ressortent, je bavarde avec Flo, Ingrid, Géraldine, Damien, Sandra, Henri... bref, ceux qui sont restés, assise tranquillement dans une sorte de chaise-hamac mise à disposition. ( elle est fichtrement bien cette auberge !)

Le lendemain matin debout de bonne heure !!! et il pleut... il a plu toute la nuit d'ailleurs... les filles décident d'aller quand même jusqu'au mont royal qu'elles n'ont pas vu la veille. Sandra et Henri doivent retourner sur Québec et Kieran a disparu ! On le retrouvera après, ne vous inquiétez pas. Mais me voilà seule avec Damien PE et Yann, alors qu'il pleut sur Montréal... La pluie nous décide donc à aller jeter un coup d'oeil à la ville intérieure. Car sous Montréal court un réseau de couloir reliant les principaux points de la ville et quelques stations de métro, pour pouvoir circuler en hiver quand il y a cinq mètres de neige dehors!
Ce dimanche matin là, c'était plutôt désert et ambiance assez "Bienvenue à Gattacca" dans certains endroits, comme l'a fait remarqué un des garçons. (Bienvenue à Gattacca, si vous ne l'avez pas vu, c'est un film d'anticipation que j'ai pas mal apprécié, je conseille!)

voilà, l'ambiance Gattacca !

On s'est bien baladé une petite heure et demie dans ces couloirs je crois ! A 11h30, nous avions rdv avec les filles dans une station de métro pas très loin de l'endroit où notre super guide voulait nous emmené prendre le brunch ! Et même si on a un peu galéré pour trouver le petit snack, ça en valait largement la peine !
Les assiettes, énormes, le contenu, excellent, le service, impeccable et chaleureux, le genre d'endroit dont on ferait volontiers sa cantine !

Là, mon assiette, miam !

Ingrid nous quittera juste après le brunch, elle partait pour New-York ! Et nous, groupe réduit à 7 à présent, Flo, Géraldine, PE, Yann, Kieran, Damien et moi, nous nous dirigeons vers le Biodôme de Montréal, juste à côté du stade Olympique ! Montréal a accueilli les jeux en 1986. La construction du stade a coûté des sommes exorbitantes que remboursent aujourd'hui les taxes sur le tabac... les Montréalais ont une dent contre ce stade...
Le biodôme, c'est une reconstitution de plusieurs environnement, tropical, banquise, forêt laurentienne, et St-Laurent, où on observe plante et animaux. c'est une visite vraiment très sympathique ! on a vu des Lynx ! et des pingouins ! et des poissons ! j'ai des tas de photos et de vidéos que vous verrez quand je rentrerai! J'ai vraiment un très bon souvenir du biodôme ! c'est une visite à faire si vous passez par Montréal un jour ! ( je ne désespère pas !)

a notre sortie du Biodôme, il est environ 16h, et nous décidons de reprendre la route vers Québec, pour ne pas y arriver trop tard.

Voilà, avec retard, vous avez ainsi le récit de nos aventures Montréalaises à 10 ! Un petit voyage sans prise de tête, malgré la pluie, et vraiment sympathique. J'adore ces voyages entre amis ! Surtout que c'était le dernier où nous étions tous ensemble.
Un énorme bisous à tous les acteurs de cette petite fin de semaine

Et à bientôt, vous les français !

A.

PS : c'est définitif, pour un Québécois, le nord de la France, c'est la Bretagne... J'ai arrêté de compter le nombre de fois où on m'a répondu "Ah la Bretagne!" quand je dis que je viens du Nord... Importez "Bienvenue chez les Ch'tis" !!! pitié !
Par Aurore - Publié dans : voyages
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 06:51
Le 2 novembre, c'était l'anniversaire de Sandra ! Et pour l'anniversaire de Sandra, et puis aussi parce qu'on en avait toute très envie en fait, mais Sandra était le prétexte idéal, nous avons fait un petit tour dans un lieu "insolite" de Toronto, qui s'appelle la Casa Loma !

C'est une maison - la future maison de Sandra ou de Camille, je ne sais plus... je crois qu'elles n'ont pas réussi à se mettre d'accord et il me semble que Floriane avait des vues dessus et que Géraldine n'aurait rien contre non plus. Personnellement , je prend le jardin et la terrasse, ok?-  bref un mini chateau en fait, construit par un entrepreneur de Toronto dont le nom à l'instant m'échappe ce qui est dommage... L'entrepreneur en question donc,  qui ne regardait pas à la dépense, s'est inspiré de ce qui se fait de mieux en matière de château pour  sa petite demeure. ça donne la Casa Loma... dont il n'aura profité qu'une dizaine d'année avant de faire faillite et de vendre... si c'est pas triste ça... En tout cas, ça donne ça :


Toronto-et-Niagara-249.jpg vue de l'extérieur!

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La petite bibliothèque...

Toronto-et-Niagara-263.jpg la serre... hein maman, ça t'aimerais bien à la maison ?

Toronto-et-Niagara-268.jpg Un petit miroir dans une petite chambre...

Toronto-et-Niagara-278.jpg La douche svp ! très moderne pour un début de vingtième siècle !

Toronto-et-Niagara-281.jpg Je veux un lit comme ça à la résidence... comment ça pas possible ?

Je vous prend quelques morceaux choisis mais j'ai des tas de photos de la Casa Loma, et j'en aurais encore plus quand j'aurai piqué les photos de Sandra, qui elle a mitraillé, littéralement. Un touriste japonais n'aurait pas fait mieux ( et vive les clichés et les stéréotypes... tient, ça fera plaisir à Sandra, j'écoute ce qu'elle me raconte quand elle parle psycho !)
Voilà les jardins, ce que j'ai préféré quelque part... bon j'avoue, la chambre là, avec le lit était sympathique aussi, et l'immense fenêtre du hall waouh!  mais bon, les jardins :

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Je crois qu'encore une fois c'est Sandra qui a les meilleures photos. J'en rajouterai quand je les lui aurai piqué !

Voilà, le petit voyage à Toronto s'achève ici. Enfin, pas tout à fait. Nous avons retrouvé le bus et terminer en beauté en mangeant un hot dog, spécialité locale paraît-il ! Et en bonus, les vitrines de noël de La Baie ! Dites merci à Camille pour les photos !
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Notre compagnie de voyage vous souhaite un agréable retour et vous invite à revoyager avec nous pour notre prochaine destination  qui est encore indéterminée et qui se fera à une date ultérieure encore inconnue ! ( très probablement ce sera Montréal ! C'est pas très loin en plus! la seule question c'est le temps, et le logement. quelqu'un connaît quelqu'un à Montréal ? ) 

A bientôt tout le monde !

A.

PS : tous en coeur " Ma chère Sandra, c'est à ton tour, de te laisser parler d'amour!" et oui ! c'est comme ça qu'on chante aux anniversaires ici ! Bon y'a comme ça et y'a aussi le "Bonne fêteuh Sandra, Bonne fêteuh sandra, bonne fêteuh, bonne fêteuh, bonne fêteuh Sandra !" . Evidemment, on prononce le "fête" à la québécoise, ce qui est impossible à retranscrire phonétiquement. J'ai essayé pour Claire et Fanny, ça a lamentablement échoué!
Par Aurore - Publié dans : voyages
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 05:22
La journée du premier novembre, elle commence par un joyeux anniversaire pour maman ! Ceci fait, c'est un tour de Toronto en bus qui nous attend, un peu sur le modèle de ce que nous avions fait à New-York mais en version  un peu plus brève. Le tour nous emmène sur des chemins que nous avons emprunter la veille, au parlement notamment, par l'école de design ( c'est comme ça que j'ai su que c'était une école de design) par Spadina également.  Il nous emmène également dans Yorkville, où la nuit d'hôtel vous coûtera quelques petit milliers de dollars... c'est chic Toronto n'est-ce pas?  Nous passons également à côté de la gare de Toronto, et juste à côté aussi d'un bâtiment à l'architecture, spéciale...

Toronto-et-Niagara-120.jpg   Ce gros "cristal" d'architecture est en fait collé à un autre morceau de style beaucoup plus ancien. Le contraste est assez saisissant...  C'est en réalité le Musée Royal de Toronto ! il paraît que même le sol à l'intérieur de la structure n'est pas droit... ce qui fait que les employé(e)s ont mal au dos. Comme l'expliquait notre guide, les architectes ne pensent pas forcément à tout ! ( si ça vous intéresse à cette adresse net vous trouverez un petit article sur la controverse que ça a soulevé...

Toronto-et-Niagara-092.jpg ceci c'est la porte des princes, c'est lorsqu'on arrive dans Toronto depuis sa banlieue immédiate où était notre hôtel, un petit oubli dans mon récit.

Toronto-et-Niagara-099.jpg voilà, la gare...

Toronto-et-Niagara-117.jpg   Une petite vue sur la rue qui longe l'université de Toronto... c'est Joli hein, les arbres ? Je crois que je l'ai déjà dit dans le premier article mais c'est quelque chose qui différencie fortement Toronto de New-York. A New-York, les arbres sont concentrés à central park, c'est là où ils organisent leurs petites réunions tout au long de l'année... à Toronto, non, les arbres sont plus individualistes, ils se baladent tout seul, ou en petit groupe, un peu partout dans la ville et sont copains avec les Buildings...

Mais j'en arrive à ce qui sans doute vous intéresse le plus.

C'est vrai qu'elles sont mythiques, qu'elles sont très vivantes dans nos imaginaires, parce qu'on en parle beaucoup, parce qu'on les voit beaucoup aussi, à la télé ailleurs... les chutes. Je sais que les voir un jour s'apparente à un rêve pour certain, relève de ces rêveries qui prennent parfois, qui font penser " un jour j'irai là-bas"... J'avoue que, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, où même s'il est possible de "s'attendre" à quelque chose. C'est une chose que je répète de temps en temps. Je préfère ne m'attendre à rien et n'être pas déçue. Mais, c'est forcé, j'avais, comme tous, cette espèce d'image de grandiose avec moi et tout ce qu'elle implique qui la rattache à ces trois mots "chutes du Niagara". 
Peut-être que c'est mon imagination. Peut-être que certains d'entre vous n'en n'ont strictement rien à faire des chutes du Niagara... C'est fort probable même. Mais si certains lieux ont leurs mythes, celui-ci est mythique.

La première chose que l'on voit en arrivant à Niagara, c'est la ville autour... Où plutôt devrais-je dire le parc d'attraction pour adulte qu'il y a autour... Casino, cinéma, la maison de frankenstein, celle des superhéros... bref, pour utiliser une image assez disgracieuse, ça sent le touriste à plein nez... Jugez vous-même :

Toronto-et-Niagara-139.jpg   non non, je ne plaisantais pas quand je parlais de la maison de Frankenstein !

Toronto-et-Niagara-143.jpg Et voilà, celle des super-héros juste à côté, si Frankenstein vous embête criez très fort, je suis sûre que superman ou wonderwoman ( à votre préférence) vous entendra...

Mais, très sincèrement, je m'en fous comme de ma première chemise voire d'avantage de Frankenstein et des casinos qui l'entourent... Je ne suis pas du tout du tout du tout venue pour ça! 

Non, non. Moi, je suis là pour ça :

Toronto-et-Niagara-144.jpg   ah ah ! Je vous ai eu ! ceci est la toute première photo que j'ai prise des Chutes depuis le bus.
Les apercevoir comme ça, juste à côté, de derrière la vitre, c'est assez inimaginable. Toutes les têtes se tournent, se dévissent même, pour apercevoir un petit bout des chutes, juste comme ça à travers la vitre. J'anticipe, vous savez, ce sentiment là qu'on va voir quelque chose d'inoubliable de très près dans quelques minutes ( davantage en réalité, je m'expliquerai), cette excitation qui vous donne envie de rigoler, d'interpeller votre voisine et de lui dire " regarde! regarde c'est magnifique!" Voilà, c'est un mélange de tout cela. Un peu de naïveté enfantine  quelque part... Et là, on s'en moque complétement d'être effectivement des touristes, avec l'étiquette touriste collée à l'appareil photo. parce que c'est juste époustouflant... 
Seulement, patience. Avant de les approcher de très près, on va d'abord les voir de très haut... En allant manger au restaurant qui tourne sur 360 en une heure pour vous permettre d'admirer le paysage., dont voici quelques extraits !

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Toronto-et-Niagara-145.jpg Un petit zoom sur les chutes côté américain !  Oui parce que  il  y a deux chutes, la chute canadienne, celle en fer à cheval, et la chute américaine, plus haute. Les chutes sont piles sur la frontière.

Déjà à cette hauteur là, on les entend gronder, les chutes. J'ai filmé pour essayer de vous donner une idée.

Et puis, nous avons quitté le restaurant, où on ne mange pas trop mal, surtout le dessert ( hein Sandra qui en a mangé deux fois? On dit merci aux chinois qui sont partis plus tôt!) pour enfin les voir de tout près!!!

IMG-0634.JPG Voilà, la troupe dans le restaurant, de gauche à droite, Géraldine, une blonde aux blagues pas drôle, Floriane, Sandra et Camille.


Et là préparez vos yeux, tout plein de photos arrivent !

Toronto-et-Niagara-159.jpg   Vue d'en bas, juste à côté de là où l'eau "chute"!

Toronto-et-Niagara-160.jpg petite vue sur "the mist", la brume. D'où le nom du bateau qui fait le voyage jusqu'aux pieds des chutes jusqu'en octobre ( oui, à un jour près, nous l'avions!) "The maid of the mist", la demoiselle de la brume !


Toronto-et-Niagara-167-copie-1.jpg Donc un peu de narcissisme, moi-même à côté des chutes dans mon joli manteau blanc pour ceux qui ne l'aurait pas encore vu, et ma belle écharpe noire, tout deux en provenance directe de Québec ! ( tient, on voit un peu que mes cheveux ont bien poussé aussi !... quoi, j'ai prévenu que je faisais un peu de narcissisme pour l'occasion!)

Le bruit, ici, c'est un roulement de tonnerre aurait dit les indiens qui habitaient le coin avant que les colons ne débarquent. C'est ce que ça veut dire, "niagara" en... en iroquois je crois? à vérifier, bref "roulement de tonnerre" ou quelque chose d'approchant... (Je trouve ça très joli l'iroquois !) Comme on le voit, ou pas, il y avait pas mal de vent ce jour là et des gros nuages! mais ça n'empêche pas le paysage d'être superbe!

L'espace autour des chutes est très aménagé, c'est vrai. Vous le voyez sur la photo du dessus, je suis accoudée à une barrière, le long d'une promenade. C'est aménagé au point qu'un passage souterrain a été creusé pour nous amener "behind the falls", derrière les chutes ( je traduis pour les allergiques à l'anglais). C'est là que nous emmène les prochaines photos :

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Pour toute commande d'image grand format, n'hésitez pas à m'envoyer un e-mail! ^^ Ou alors embêtez mes parents, ils en ont déjà quelques-unes, les veinards privilégiés ! (roh je plaisante voyons!)

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IMG-0667.JPG Voilà avec les miss dans nos superbes capes jaunes qui ne servent pas à grand chose mais c'est pas grave, le jaune c'est tendance...


Toronto-et-Niagara-195.jpg On ne s'en lasse pas hein ?

Allez, il faut quitter les chutes maintenant... ce que ça passe vite là sur mon blog. Mais nous y avons passé, au moins deux heures à les regarder, à boire des yeux toute cette eau, à prendre tout ce qu'on pouvait prendre... C'est incroyable de voir toute cette eau couler, presque indéfiniment, dans ce grondement permanent... et puis à leur pied, une fois tombée, l'eau reprend paisible son chemin... c'est beau à couper le souffle. Comme s'il y avait quelque chose de magique caché derrière... Bien sûr c'est aussi extrêmement touristique, ce que d'aucun critiqueront, avec raison certainement. Mais il faut oublier, le tourisme autour, et juste regarder avec tout ce qu'on a de coeur et de rêve, de naïveté encore une fois, car c'est un émerveillement.  Peut-être que j'exagère, encore une fois, peut-être que d'autres l'auront vécu tout à fait autrement. A chacun son expérience. j'ai oublié, moi, les casinos autour, je n'ai vu que de l'eau, des trombes d'eau, à Niagara.

Toronto-et-Niagara-211.jpg

Voilà, une petite dernière pour la route, et nous repartons...

(A suivre, le dernier jour à Toronto : la Casa Loma)
Par Aurore - Publié dans : voyages
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 00:46
Cher tout le monde,

J'ai quelque chose comme une vingtaine de jour de retard dans les nouvelles ! oh my! J'exagère ! Mais promis, comme j'ai un peu de temps ce soir, j'essaye de me rattraper à fond !

Donc premier article du jour, je vous présente Toronto la nuit et le Eaton center en image et en vidéo !

Tout d'abord, une précision sur ce que c'est que ce "Eaton center". C'est LE centre commercial de Toronto. Apparemment sur  quatre étages - qui dit mieux ? - avec toute sorte de magasion, vêtements, chaussures et ohhhh une librairie ! (mais rien ne remplace ce bon vieux furet, hein les ch'timis ?) Chose marrante ici, H&M c'est tout nouveau, ça vient de sortir et c'est tendance... Le magasin du centre Laurier à Québec a ouvert ses portes en octobre ! Et je ne sais pas pourquoi, nos guides à chaque fois en font tout un chapitre... On leur dit qu'en France on a des H&M depuis... longtemps? 
En même temps, ici, ils ont un truc qui n'existe pas en Europe : la compagnie de la baie d'Hudson, en version courte "La Baie". Super magasin de vêtement/parfum/accessoire HC² ( Hyper Cher, Hyper Chic, d'où le HC au carré... oui ça vient de sortir à l'instant...)Mais c'est très sympa !

A Toronto, nous y avons passé deux soirées : le premier soir, nous sommes principalement restées au Eaton center, le second soir, nous nous sommes un peu baladées entre "entertainment district" et "fashion district", en remontant sur Queen west, l'avenue branchée de Toronto.  En fait, nous avons fait le tour d'un "bloc" ( ça fait plus classe que de dire paté de maison, non ?) en remontant jusque Spadina Avenue pour retourner vers Younge Street par la suite. Spadina, comme vous avez pu le lire dans l'article précédent, c'est l'avenue qui démarque le quartier Chinois. Quant à Younge Street, c'est la plus longue rue de tout l'Ontario - peut-être même du Canada, mais il faudrait que je vérifie - dans tous les cas, la plus longue rue de Toronto !

Mais restons chronologique et revenons à ce premier soir au Eaton center...  Il a fallu ruser ce soir-là. Parce que le 2 novembre, c'était l'anniversaire de Sandra. Donc avec Géraldine, nous sommes allées lui trouver une jolie petite carte pendant que Floriane l'occupait avec les bottes... facile à dire... Je sais pas comment Floriane a finalement compris les gestes à peine discrets que je faisais dans le dos de Sandra pour qu'elle l'emmène... mais elle a compris. Elle est bien cette Floriane! (Hein Floriane? non non, je n'essaye pas du tout de me rattraper... oui parce qu'il faudra que je vous explique aussi comment je me suis retrouvée Présidente générale de "la gang anti-floriane"... à prononcer à la québécoise svp. Et oui, en québécois, on dit "la gang".) 

Trêve de bavardage, voici photo ET vidéo (à la condition que ma connexion tienne plus de 10minutes d'affilée sans buggage... hum pas gagné !)

Toronto-et-Niagara-081.jpg Voilà l'hôtel de ville by night !

Toronto-et-Niagara-082.jpg Un petit Starbucks pour Cécilou !

Toronto-et-Niagara-089.jpg   L'ancien hôtel de ville et les buildings illuminés.

Voilà pour le premier soir ( les photos du Eaton arrivent après)

Et le second soir :

Toronto-et-Niagara-231-copie-1.jpg Voilà pour qui n'arriverait pas à lire, ceci est un café, ou plutôt deux en un, qui s'appelle "Fred's not here, the red tomato" Alors, évidemment, petite pensée pour Fred, mon beau-cousin préféré (forcément, c'est le seul beau-cousin que j'ai!)  qui effectivement, n'était pas à Toronto dans un café qui dit clairement qu'il n'est pas là... pourquoi chercher, si  même l'enseigne le dit, franchement !

P1000538.JPG On reste dans les enseignes et les pensées amicales, voilà un resto qui s'appelle "the fat Belgian" et qui sert des moules frites avec de la bière... nostalgique du plat (c'est le cas de le dire) pays bonjour ! ( c'est quoi cette feinte pas drôle? d u plat, comment ça c'est le cas de le dire ? AHhhhhhhhh le plat / repas  ! pffffffff cette Aurore c'est de pire en pire, c'est l'air du canada qui fait cet effet là ou quoi? ... Je le fais bien hein, l'imitation de ce qui se passe dans votre petite tête !?)

Toronto-Novembre-2007-101.jpg Et pour cette magnifique photo de la Tour CN la nuit, vous direz merci à Thierry, que je ne connais pas personnellement, mais que Camille connait, et dont elle a récupéré quelques photos absolument magnifique, dont celle-ci... On fait "waouh" et on admire!  Pour la petite anecdote, la tour du CN n'est pas constamment illuminé comme ça en rouge et vert. En fait, c'est une couleur qui monte de la base jusqu'à l'antenne, qui fait le tour de ce que vous voyez là illuminez en rouge et qui redescend, et c'est ensuite une autre couleur qui monte et qui recommence le même parcours... Elaboré hein, la lumière à la tour CN ! Je trouve ça très marrant, personnellement et original ( mais non pas Orignal, Original... oh là là, j'ai mangé un clown moi ce soir comme dirait mon frangin) par contre fichtrement pas pratique à prendre en photo. Bravo Thierry quoi et merci Camille ( une ch'timi aussi ! c'est pas fait exprès, mais on est toute une gang de ch'timi ! oui enfin, trois quoi...)
Enfin, je vous présente le Eaton Center vu de l'intérieur et décoré pour Noël ( oui déjà le 31 octobre)

IMG-0609.JPG Et là on dit merci Géraldine pour la photo ( je ne sais pas pourquoi, mais j'étais persuadée d'avoir fait cette photo aussi... Et en fait non... )  Pour qui aurait des doutes, ce sont vraisemblablement des canards ou des oies... A part pour le foie gras je ne vois pas la référence avec Noël mais c'est pas grave!

Et pour finir, si vous voulez voir les jolis photos d'Halloween que Floriane a faites au Eaton center, je vous renvoie au Blog de Sandra qui a fait le travail déjà... Je ne vais certainement pas me ridiculiser sur deux pages internet différente ! une seule suffit !


A Bientôt tout le monde,

(juste après le repas en fait)

A.

PS : Les vidéos, ça sera pour quand connexion sera d'accord avec moi... pour l'instant, elle veut pas...
Par Aurore - Publié dans : voyages
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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /Nov /2007 08:25
Vous savez, quand vous avez affronté une fois dans votre vie le métro New-Yorkais et le métro Parisien, plus aucun métro ne vous fait peur ! J'ai le réseau new-yorkais et on s'en est pas mal sortie... Je crois que je  m'embrouillerais plus facilement dans le métro parisien !  Encore que lorsque j'ai dû le prendre en revenant des concours de science-po Aix  pour passer de la gare de Lyon à la gare du Nord, j'ai survécu... Bref, trêve de vieux souvenirs de métro, le réseau de Toronto est un jeu d'enfant à côté. La seule chose déconcertante c'est qu'il a fallu payer le ticket au conducteur sur la première ligne que nous avons prise... Il était marrant ce métro, il ressemblait plus à un vieux wagon de tramway, tout rouge, avec son chauffeur moustachu... La seconde ligne que nous avons emprunté, rassurez-vous, est beaucoup plus moderne... quoique toujours avec chauffeur...Et oui, que voulez-vous, Le métro lillois est plus moderne que le métro de Toronto! (Et oui,  à la grande surprise de notre Stéphanoise - Floriane- il y a le métro à Lille!  c'est dingue non ?)
Donc, nous voilà dans le métro Toront... torontois? va pour torontois... direction donc, le Parlement de l'Ontario !
Un peu de science politique tout le monde ! Que je vous explique un peu. Je vous avoue que je ne comprend pas grand chose aux institutions politiques canadiennes... en même temps, je ne les étudie pas. Mais, comme c'est un pays fédéral, je crois ne pas dire de bêtises en avançant que chaque province à son parlement. et que ce parlement donc, fait de la législation, je suppose, au niveau provinciale. Le Québec a son parlement aussi, à Québec ! ( la colline parlementaire, ça porte bien son nom...). Le parlement de l'Ontario est à Toronto.
Juste à côté du Parlement, on trouve l'université de Toronto, beaucoup plus jolie architecturalement parlant que Laval au passage... Je n'ai rien contre le béton et les batiments des années 60 hein, mais je crois que j'ai un petit faible pour l'architecture plus ancienne (ou imitation plus ancienne en tout cas...) Et dans tout les cas, ils ont une chose à l'université de Toronto que je suis sûre tous les étudiants de Laval leur envie : Un Mr Squirrel star, professionnel de la pose photo ! Vous allez voir, c'est royal. ( et merci Sandra pour la photo)
Puis de l'université de Toronto, nous avons marché jusqu'à l'avenue Spadina ( Spedaïna pour la prononciation) pour trouver le Chinatown local ! Comparé au Chinatown de New-York c'est beaucoup plus calme, beaucoup plus "rangé", en magasin "formel" plutôt qu'en stand sur la rue, mais tout aussi chinois... Et un rien vietnamien aussi. Enfin d'après les écritures. Et non, je ne parle pas vietnamien, c'est juste que les lettres sont reconnaissables : alphabet latin mais avec des accents bizarres sur pleins de lettres. Enfin je crois. Parce que le Coréen transcrit à l'européenne ça fait un peu la même chose aussi...(origine de cette digression ? overdose de mon cours Etat et Société en Asie orientale... passionnant au passage ce cours, j'adore, et c'est sincère)
Et après Chinatown, figurez-vous que je ne me souviens plus très bien... Nous avons marché dans les rues de Toronto, je crois en direction de l'hôtel de ville ou tout au moins du quartier alentours, en nous arrêtant de droite à gauche pour voir la ville et faire quelques photos... Nous nous sommes attardées un peu à l'église St Patrick, nous avons aperçu l'école de design de Toronto, dont l'architecture est très... particulière!
Voilà les photos à la suite qui reprennent en image mon bavardage avec les digressions en moins.
Toronto-et-Niagara-054.jpg Le  Parlement de Toronto  dans Queen's park, où on voit de belles statues, des promeneurs et... des mister squirrel. (décidément ils sont partout)

Toronto-et-Niagara-061.jpg Voilà, Toronto University... oui allez-y, vous étudiants à Lille 3 dans ces batiments moches, vous étudiants à Laval dans vos building des années 60, vous étudiants à l'IEP de Lille dans cette vieille usine qui tombe en ruine, vous étudiants dans un lycée tourquennois, pleurez... Mais pourquoi on peut pas étudier dans des batiments comme ça ? Zut euh, ça donne envie quoi... voilà, j'ai la nostalgie de Gambetcity et de sa façade classée !
Toronto-et-Niagara-063.jpg Voilà alors pour vous montrez, hein, derrière les miss du premier et second plan, y'a encore des jolis batiments... (non cette photo n'est pas du tout une vengeance personnelle pour la photo halloween que Sandra a mise sur son blog, pas du tout...)
Toronto-et-Niagara-066.jpg On n'oublie pas que c'était Halloween...

1330063072-small.jpg Et voilà, la star des mister Squirrel, the mister Squirrel qui prend la pose et qui vous demande même si vous voulez une ou deux pattes sur le tronc... Il est génial cet écureuil... Un peu après, il a fait la carpette sur le muret derrière. Du genre "y'a du vent mais je m'envolerai pas, je ne suis pas un squirrel volant!" Dès que j'aurais la photo, je vous montrerais ça.
Toronto-et-Niagara-070.jpg Et nous voici dans le quartier Chinois ! Vous pouvez comparer avec les photos de New-York et voir que d'un quartier chinois à l'autre, c'est un monde de différences...enfin presque.
Toronto-et-Niagara-072.jpg L'espèce de paralèlépipède (et je ne sais pas écrire ce mot) rectangle qui flotte comme un ovni de petits carreaux noirs et blancs dans le paysage c'est l'école de design de Toronto... Je vous l'avais dit que c'était particulier...


Toronto-et-Niagara-073.jpg Et nous revoilà dans le quartier de l'Hotel de ville ! oui, la soucoupe volante sur sa base de décollage, là, c'est l'hôtel de ville ! C'est ça qui est génial à Toronto, c'est que les Buildings semblent vouloir rivaliser d'originalité entre eux au niveau architecture. Ce qui donne cette espèce de diversité de building assez impressionnante et curieuse quand même... Toronto-et-Niagara-074.jpg   et juste à côté, l'ancien hôtel de ville.

Et juste à côté de l'ancien hôtel de ville que trouve-t-on ? Le Eaton center. Un ENORME centre commercial. L'endroit où il faut faire du shopping.  Quitte a confirmé les clichés, je dirais qu'à quatre filles, la question ne s'est pas posée... le Eaton center, c'est notre prochaine destination. 

A suivre : un tout petit article sur Le Eaton center et  Toronto la nuit.... que je publierais dès que j'aurais un peu de temps dans les jours à venir !

A bientôt tout le monde !

A.

PS: il a neigé hier soir aussi. Et ce matin y'avait un millimètre de neige par  terre dans quelques endroits sur mon chemin vers le Deconinck... qui a fondu dans la journée.
Par Aurore - Publié dans : voyages
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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /Nov /2007 07:59
Avant toute choses, je m'excuse du retard dans les mises à jour. "Blame it on the homework". Je suis full full full débordée comme dirait les québécois. Voilà pourquoi, je vais être très limitée en texte sur ce voyage. Si j'ai un peu de temps plus tard, je ferai une mise à jour.
En attendant, voici quelques petites photos des îles de Toronto et du Lac Ontario, et de la superbe vue qu'on a depuis les îles sur la ville de Toronto.
Toronto-et-Niagara-032.jpg Nous voici sur le ferry qui nous amène vers les îles Wards où nous allons pique-niquer, en face de Toronto, sorte de parc géant en fait,  où on retrouve un petit port de plaisance, quelques maisons et , si j'ai bien vu mais j'ai un doute, une maison de retraite? En attendant, le lac Ontario sous le soleil de midi, c'est absolument magnifique. 
Voilà, la vue sur Toronto. Rien que cette raison -là valait la peine de se heurter à l'"aimable" caissière qui nous a vendu les ticket du ferry !  Toronto-et-Niagara-036.jpg   Et soleil oblige, je me la joue star avec mes superbes lunettes devant Toronto !

Nous voilà donc partie à la recherche d'un coin pour manger . Et on fait parfois des découvertes comme ça... Toronto-et-Niagara-041.jpg Comme cette vue absolument époustouflante sur l'autre côté du lac... Oui c'est un lac. Un grand lac, certes, mais c'est un lac. Toronto-et-Niagara-043.jpg Vous avez le droit d'être sceptique, mais je vous assure que c'est bel et bien un lac. Ontario de son petit nom. Comme la province. (Comment ça ils se foulent pas au Canada ? Ils s'appellent comment les départements traversés par la Loire en France ? Ben oui, Loire et quelque chose... nous non plus on ne sait pas faire original...) En même temps, vous l'auriez appelé comment ce lac ? Le grand lac qui ressemble pas à un lac tellement il est grand ? Je trouve que ça lui va bien comme petit nom mais il faudra faire plus original après alors... parce que des Grands Lacs, dans la région, y'en a plusieurs...
Toronto-et-Niagara-049.jpg une dernière pour la route, prise depuis la plage où nous avons failli mangé jusqu'à ce qu'une bande de guêpe - oui le 31 octobre alors qu'il neigeait la veille à Québec - ne nous déclare la guerre. En bonnes pacifistes que nous sommes,  plutôt que de nous battre pour un morceau de plage, nous avons déserté... ( cherchez pas... la métaphore s'explique par une overdose de RI et de travail sur les conflits...)

Si vous voulez voir une photo très ridicule de moi en train de manger sur les îles wards à Toronto, je vous renvoie au Blog de Sandra... ( d'ailleurs y'a pas que cette photo là qui soit ridicule et un rien compromettante sur le blog de Sandra... y'a une belle photo halloween aussi...) Je pourrais éventuellement par pur esprit de vengeance publier une vidéo dans laquelle miss Sandra et miss Floriane s'amuse dans la toile d'araignée géante des jeux pour enfants... je pourrais... J'y réfléchis...

Après notre petite excursion, sur les îles de Toronto, nous voilà repartie en bonne touriste pour visiter un peu la ville. Direction : le Parlement, l'Université de Toronto, le Quartier Chinois, et les quelques rues  sur la route du retour vers l'hôtel de ville qui nous réserve quelques petites découvertes...

Par Aurore - Publié dans : voyages
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